Vous sentez-vous dépassée lorsque vous rentrez chez vous le soir? Êtes-vous incapable de terminer les tâches ménagères quotidiennes? Vous sentez-vous fatiguée rien que de penser aux questions relatives à vos enfants? Êtes-vous irritable, nerveuse? Si votre réponse est oui à l’une de ces questions, vous êtes peut-être en burn-out parental ou en chemin de l’être.
Le burn-out le plus connu est le burn-out professionnel. Dans le monde professionnel, si vous vous sentez anxieuse et surchargée de travail, et vous commencerez à vous demander si le travail que vous faites est bon pour vous et pour votre vie. Toutefois, lorsque le burn-out est parental, la démission n’est pas une option envisageable. Par contre la bonne nouvelle c’est que vos enfants vous laisseront bien plus de flexibilité pour vous en remettre que ce que votre employeur vous aurait laissé.

Gérer une famille est le seul travail qui nécessite votre attention 24 heures par jour, 7 jours dans la semaine et 365 jours de l’année. Vous devez vous calquer sur les horaires de votre ou de vos enfants (repas, sommeil, jeux …) et passer beaucoup de temps debout ou courbée. Alors si vous êtes seule à en assumer la charge au quotidien, cela devient très vite nerveusement épuisant. De plus, la pression est constante puisque la plupart des mères célibataires veulent ce qu’il y a de meilleur pour leurs enfants. C’est ainsi qu’en voulant tellement bien faire, certaines en arrivent au burn-out parental.
De plus, certaines périodes de la vie de votre enfant vous demanderont plus d’endurance maternelle que d’autres. Par exemple l’âge ou le jeune enfant commence à marcher, à vider les tiroirs, à courir, à toucher à tout … C’est aussi vrai pendant la période de l’adolescence. Et bien sûr au moment ou les parents divorcent et autres épreuves que l’enfant aura à traverser…
Le burn-out parental peut tout autant toucher les mères célibataires qui travaillent que les mères au foyer ou en congé parental.
Voici cinq signes avant-coureurs qui devraient vous encourager à parler de votre situation avec votre médecin traitant et à vous faire aider au quotidien:

 1. La fatigue

La fatigue peut être émotionnelle, mentale ou physique. Vous n’avez plus d’énergie. Vous négligez votre aspect physique. Il vous faut d’urgence vous reposer, cela doit être votre priorité numéro une. Par tous les moyens reposez-vous: arrêt de travail, recours à une babysitter ou à la famille pour s’occuper des enfants quelques heures ou quelques jours … Si vous vous sentez fatiguée alors que vous avez eu du repos, peut-être pourriez vous envisager de partir quelques jours en vacances chez vos parents par exemple ou chez des amis ou de demander à votre médecin un traitement léger ou homéopathique pour mieux profiter de vos nuits.

2. Le perfectionnisme

Si vous pensez que vous avez à faire toutes les choses de votre quotidien avec vos enfants avec brio, ou que vous ne faites jamais assez bien, vous êtes en danger de burn-out. Beaucoup de mères célibataires essaient tellement d’être les meilleures mères possibles (et parfois subissent tellement la pression de leur entourage), qu’elles (res)sentent qu’elles ne peuvent pas faire d’erreurs. Elles ont une grande peur d’être en echec dans leur rôle maternel. Même dans leurs pensées, elles ne s’autorisent pas à être autre chose qu’aimantes et protectrices.
Apprenez à dire non, autant à vos enfants qu’à votre entourage. Essayez d’épurer votre agenda de tout ce qui n’est pas absolument indispensable. Refusez des repas familiaux, de rendre des services, reléguez certaines tâches ménagères à un autre jour, faites les courses sur Internet (et si possible achetez des repas préparés ou de quoi faire des repas en quelques minutes seulement) et surtout ne vous en sentez pas coupable.  Assurez-vous que ce que vous attendez de vous-même et de vos enfants est raisonnable et gérable.

3. Irritabilité,  frustration et émotions négatives

Il est difficile de gérer l’équilibre travail-maison ou de gérer plusieurs enfants en bas-âge en même temps par exemple. Parfois, vous pouvez perdre confiance en vous et en vos capacités, être déçue par tout, ne plus croire en un quotidien meilleur. Vous remarquerez que peut-être que vous êtes plus pessimiste et négative qu’à l’ordinaire. Même si cela peut arriver à toutes les mères célibataires, il est important que si ces sentiments sont chez vous de plus en plus réguliers, ou anormalement intenses vous vous en rendiez compte. Ces symptômes peuvent également mener à la passivité voir à la dépression sévère. De plus, vous ne devez pas déverser (même inconsciemment) ces émotions négatives sur vos enfants ou plus largement sur votre entourage proche.
Pour vous sortir de cette mauvaise passe: essayez de vous trouver un hobbies si possible à partager avec vos enfants. Que ce soit le jardinage, le bricolage, l’art, la musique … Pourquoi pas sinon proposer votre aide à l’école de vos enfants et accompagner une sortie scolaire par exemple? N’oubliez pas non plus de vous réserver quelques heures par mois pour vous détendre et faire ce que vous aimez seule (shopping, coiffeur, cinéma, exposition …).

4. Le manque de joie, d’appétit ou de sommeil

Ces types de sentiments peuvent souvent apparaitre si vous avez l’impression que votre situation et votre vie en général est hors de votre contrôle ou que vous n’êtes pas récompensé par la vie dans ce que vous mettez en oeuvre au quotidien.
Une façon de l’éviter: adopter une alimentation saine et savoureuse, faites de l’exercice et abstenez-vous à de bonnes habitudes de sommeil
Prenez soin de votre corps et de vous-même. Vous ne pouvez pas prendre soin de vos enfants si vous ne prenez pas soin de vous-même. Au besoin, consultez votre médecin traitant et/ou un psychologue. Si ce sont des problèmes d’argent qui vous mettent dans un tel état, allez voir une assistante sociale.

 5. Vous comparer à d’autres mères célibataires

 Certaines mères célibataires ne cessent de se comparer à d’autres mères de leur entourage et pourraient avoir perpétuellement l’impression qu’elles ne font pas un assez bon travail. N’essayez pas d’être comme votre mère, vos voisins ou vos amis. N’écoutez pas leurs conseils, à moins que vous ne les ayez sollicités et qu’ils raisonnent en vous comme une évidence. Rappelez-vous que vous ne pouvez pas savoir avec certitude ce qui se passe réellement dans leur vie et quels sont leur succès et leurs échecs. Et surtout qu’ils ne sont pas eux-même en burn-out parental (ou en chemin …), ni que ce qui marche chez eux marcherait tout aussi bien chez vous.
Lorsque vous êtes en chemin vers l’épuisement personnel, vous pouvez vous sentir impuissante. Souvent, vous avez pas le sens des priorités, et vous pensez alors que votre situation échappe totalement à votre contrôle. Avant d’en arriver au burn-out parental, vous devez d’urgence remettre en cause vos priorités dans la vie et penser un peu à vous.


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