Etre une mère au foyer au RSA ou au chômage n’a rien d’évident. Surtout quand on est mère célibataire. Il est probable que si cela est votre cas, vous deviez composer avec le jugement et avec les reproches des autres. Et que vous rencontriez des difficultés financières mais aussi des difficultés liées à la fatigue, voir avec la dépression.

En tant que seul site Internet spécialisé pour les mères célibataires, nous recevons de nombreux témoignages de mamans solos au foyer qui voudraient s’en sortir.

Alors comment s’en sortir quand on est mère au foyer au RSA ou au chômage ?

Avant toute chose, il faut que vous déculpabilisez de votre situation. S’accabler ne fait pas avancer les choses. Et il y a certainement des choses que vous puissiez faire pour améliorer votre condition. Et donc aussi celle de toute la famille !

Mère au foyer au RSA: Prenez soin de vous !

Si vous vous sentez fatiguée, voir dépressive, il est urgent que vous preniez soin de vous. Cela doit passer par un suivi médical correct. Mais aussi par l’aménagement de moments de récupération. Vous devez pouvoir trouver du temps pour souffler à l’extérieur de votre maison.

Prenez l’habitude de vous lever le matin à une heure convenable, de vous doucher et de vous habiller dès le matin. Restez coquette, c’est très important pour le moral.

Ce n’est pas parce-que vous êtes mère au foyer au RSA que vous devez vous flageller. Vous offrir quelques petits plaisirs de temps en temps ou passer une soirée entres filles peut vous faire beaucoup de bien. En plus de vous sortir de votre isolement. Cet isolement qui est la conséquence directe de votre absence d’activité professionnelle.

La première des étapes est de sortir de votre isolement:

Nous avons vu plus haut que l’isolement est une conséquence de votre condition de mère au foyer au RSA. Il est aussi votre pire ennemi. En effet l’isolement vous prive de toute source d’inspiration. Car on s’inspire volontairement ou non des gens que nous côtoyons.

L’isolement est aussi mauvais pour votre santé mentale. Et peut vous conduire vers la dépression et vers le burn-out maternel.

Pour cela, sortez de votre milieu d’origine et de votre zone de confort. Fréquentez les after-works et autres événements liés à la vie professionnelle. En plus de passer un bon moment et de rencontrer de nouvelles personnes, cela vous inspirera pour rebondir.

La deuxième étape est de trouver de l’argent:

Il est vrai que pour travailler il faut de l’argent et que pour avoir de l’argent il faut travailler. Au premier regard, c’est le serpent qui se mord la queue. Mais pourquoi faut-il de l’argent pour travailler?

C’est bien simple, avant même de percevoir le moindre salaire, vous devrez avoir une tenue professionnelle décente, vous déplacer sur votre lieu de travail ou encore déjeuner le midi à l’extérieur. Alors bien sûr vous pouvez vous faire prêter quelques vêtements. Ou en acheter en bas coût dans des magasins solidaires type Emmaus. Mais que faire pour les frais de transports et de déjeuners?

Pour les déjeuners, vous pourrez sans doute emmener votre déjeuner sur votre lieu de travail. Au moins dans un premier temps. Prenez tout de même quelques euros au cas ou l’ensemble de vos nouveaux collègues irait déjeuner dehors. En ce cas, vous les rejoindrez pour le café.

En ce qui concerne les transports. Si votre banque à l’habitude de vous voir dans le rouge dès le 15 du mois, il y a fort à parier qu’ils consentiront à un petit effort si vous leur prouvez que vous avez trouvé un emploi.

Si vraiment personne ne veut vous aider, contactez le service social de votre municipalité ou de votre région.

La troisième étape est de trouver un emploi.

La encore vous risquez de vous heurter à des difficultés. Peut-être que vous avez un trou dans votre CV qui vous handicape. Peut-être aussi que vous êtes déconnectée du marché de l’emploi.

Il est alors important que vous fassiez le point sur vos compétences et sur vos possibilités. Renseignez-vous sur vos droits. Vous avez certainement la possibilité d’être formée ou d’effectuer un stage.

Certaines mères au foyer sont devenues des entrepreneuses avec succès. Simplement en employant leur temps sur Internet à gagner de l’argent. Pour cela, des sites comme Ebay ou Amazon sont vos amis. Mais vous pourriez aussi créer votre propre business en ligne. Et pour rompre votre isolement, pourquoi ne pas passer quelques heures par semaine dans des locaux partagés? Si vous habitez une grande ville, il y a certainement un incubateur d’entreprise ou un accélérateur de start-ups.

La quatrième étape est de rechercher un mode de garde

Il est évident que pour travailler, même à domicile, vous avez besoin d’un mode de garde. Il est vrai que dans certaines villes, vous n’aurez pas l’embarras du choix. En ce cas, passez des annonces dans la presse locale et faites passer des entretiens d’embauche.

Vous pourriez aussi développer un réseau de garde d’enfants entre mères célibataires ou non comme nous en parlions ici.

Pour aller plus loin, lisez nos articles de notre catégorie emploi.

 

 



4 Responses

  1. Clairville at |

    Bonjour, c’est vrai, après une déception, l’isolement tue le mental, mais est ce que les causes,ne nous font pas avoir peur,de replonger à nouveau, bien que je sois un homme,qui n’a pas vu le passer, de 30 à 50,,

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  2. Clairville at |

    Je suis prêt a aider, une ou deux mères célibataires, si les approches, se passent dans le respect, l’amitié, et objectif de profiter de la vie,malgré les épreuves.

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    1. Tijuani at |

      Bonjour Clairville. Vous aussi vous avez vu une partie de votre vie passer en ayant l impression d’en avoir perdu toute la joie et la beauté de la vie? Homme ou femme cela donne un mélange de déception mais aussi de frustration lorsqu’on essai de refaire son monde et son passé avec des « si »et que l’on constate le gâchis de nos existences. Il est vrai qu’en tant que femme il y a d’autre difficultés qui se greffes. Jusqu’à peu je m efforcais de subir un conjoint irrespectueux et irresponsable, qui mène sa famille à la ruine mais encore plus au désespoir. Je suis désemparée et me sens encore plus seule que si je ne l’étais réellement car en plus de ne pas aider il plombe tout notre quotidien familial. L’amour n’y est évidemment plus, quant a lui il pense juste que je suis une possession acquise. Me voilà décidé a mettre mon fils a l’abri mais soyons honnête trouver un logement surtout quand mes comptes ont été dilapidé est la croix et la bannière, m’obligeant encore a subir et voir subir mon enfant. Bref je me rends compte que ce calvaire n’est pas encore terminé et que le reste de mon énergie seras encore a utiliser pour voir enfin mon fils en sécurité et que nous puissions enfin retrouver le goût de vivre.

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  3. Trotro at |

    Je ne comprends pas qu’avec tous les moyens existants ces femmes ne se bougent pas plus que ça…. Dans la région où je vis elles sont légion les mères célibataires croulant sous les problèmes, et aucunes n’a l’idée de créer un groupe, une assos…. où elles pourraient se rencontrer et s’aider….. pfff cest miserable d’être sans énergie à ce point….

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