Le Président de la République Emmanuel Macron et son gouvernement ont beaucoup parlé récemment des revendications des mères célibataires. Et pour cause ! Les mamans solos étaient nombreuses sur les Rond-Points à demander de meilleures conditions de vie.

Face à un monde qui change et qui demande de plus en plus d’agilité, les mères célibataires sont les laissées pour compte de cette métamorphose de notre société.


A l’occasion du Grand Débat National, nous avons donc lancé une enquête parmi nos lectrices. Nous sommes aujourd’hui en mesure de vous présenter les principales revendications des mères célibataires ressorties de cette consultation.

Nous pensons ces revendications représentatives.

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Les revendications des mères célibataires concernant les pensions alimentaires:



120 euros par mois (voir moins) pour élever un enfant ne représente pas réellement la moitié des frais réellement engagés pour lui. Entre le logement, le mobilier, les frais de garde, les vêtements, les frais médicaux, la nourriture, les activités extra-scolaires etc.. Tout cela coûte bien plus aux mamans solos que le double de la PA dont elles sont bénéficiaires.

Nous savons aussi que le calcul des pensions alimentaires obéit à des barèmes. Il est difficile d’exiger des pensions alimentaires qui représenteraient la moitié des frais réellement engagés. Surtout à un parent qui gagne le SMIC ou à peine davantage.

Les faibles PA devraient donc alors êtres considérées comme une sorte de compensation financière. Elles ne devraient donc pas être imposées. Elles ne devraient pas non plus pénaliser le quotient mairie du parent ayant la garde habituelle de l’enfant.

Autre Piste:


Certains employés bénéficient d’avantages particuliers liés à leur emploi. Par exemple: des jours enfants malades. Un parent qui ne bénéficierait de la garde de ses enfants qu’un week-end sur deux et pendant les vacances scolaires a t-il vraiment besoin de ces jours? Nous demandons donc à ce que le gouvernement réfléchisse à une solution pour que ce parent puisse transférer cet avantage au parent ayant habituellement la garde.

Pourquoi ne pas imaginer également partager entre les ex-conjoints (au bénéfice de celui qui en a réellement besoin) une partie des autres avantages acquis par le travail? (CE, jours de congés, place en crèche d’entreprise, aide au transport…)? Et que cela soit acté par jugement?

Ainsi, la part financière de la pension alimentaire ne devrait représenter qu’une partie des obligations d’entretiens du parent n’ayant pas la garde habituelle de l’enfant.

Le droit de visite et d’hébergement ne devrait pas être un droit mais une responsabilité. 

Savez-vous quelle difficulté et quel stress cela est pour un enfant et pour son parent gardien lorsque l’autre parent, sans prévenir, n’honore pas son DVH? Nous proposons que les DVH non honorés donnent lieu à une compensation financière. Cette compensation couvrira intégralement les frais de garde de l’enfant si le parent ayant la garde habituelle de l’enfant doit organiser la garde de l’enfant à la dernière minute. Cela permettrait de couvrir les frais de centre aéré, ou d’assistante maternelle.

Cela aiderait considérablement ce parent qui doit se rendre à son travail, à un entretien d’embauche, à une formation professionnelle ou à un (des) rendez-vous médical(aux)/ à l’hôpital. Une compensation plus faible devra être versée dans les autres cas.

Revendications des mères célibataires: Un enfant de 6/10 ans ne se garde pas seul !

Une aide à la garde d’enfants devrait être accordée aux mères célibataires tant que l’enfant ne peut se garder seul. Elle pourra être moins importante que celle accordée aux parents de jeunes enfants qui ne sont pas en âge d’être scolarisés.

Un ex-conjoint violent n’est pas potentiellement un bon père.

Cette revendication des mères célibataires concerne les parents victimes de violences avérées dans le couple parental. Le parent violent devrait être systématiquement mis à l’épreuve avant de bénéficier normalement de ses droits parentaux. Outre l’intérêt immédiat de l’enfant, cette période indispensable pourrait permettre au parent victime de violences et à son enfant de se reconstruire. Une période sereine leur permettra de retrouver un équilibre souhaitable. De nombreuses mères célibataires hésitent à se séparer d’un conjoint violent. Beaucoup ont peur de devoir laisser leurs enfants sans surveillance chez eux.

Pour un service public plus efficace:

Quand le service public décline, ce sont les personnes les plus vulnérables qui en pâtissent particulièrement. Cela est particulièrement vrai dans les premiers temps de la séparation. Les besoins de services publics sont alors très importants. Des mesures devraient êtres prises pour que les services de JAF et de CAF puissent traiter les dossiers des mamans célibataires plus rapidement. Et cela dans toutes les régions de France.

De plus, quand le service public manque de moyens humains, les erreurs sont plus fréquentes. Nous ne comptons plus le nombre de nos lectrices qui se sont retrouvées dans une situation particulièrement difficile à cause d’un service public défaillant.

Revendication des mères célibataires : Aides particulières concernant les mères isolées.

Nous faisons la distinction entre mère séparée/divorcée et mère isolée. Cette dernière ne peut compter sur un autre parent pour participer aux frais ou à l’éducation de l’enfant. Cela comprend les veuves. Les mères isolées devraient être prioritaires devant les offices HLM. Nous pensons aussi qu’elles pourraient bénéficier des allocations familiales dès le premier enfant. L’abandon de famille devrait aussi être plus sévèrement puni.

Stop aux discriminations et idées reçues sur les femmes qui élèvent seules leurs enfants.


Comme nous le disions récemment sur notre site : « chaque mère célibataire est parfaitement consciente qu’il y a un stigmate attaché à sa situation. Nous savons que bon nombre de personnes pensent que nous sommes devenues mères célibataires par bêtise ou par la faute de nos actes immoraux. Le seul statut de mère célibataire pour lequel il y a moins de préjugés c’est celui de veuve. Alors que tout le monde peut avoir une grossesse non planifiée, divorcer ou se séparer. »

Ce sont les idées reçues et préjugés dont sont victimes les mères célibataires et qui les pénalisent fortement. Particulièrement quand elles recherchent un logement, un emploi ou une formation. Parfois même, cela pénalise leurs enfants.
Nous demandons que le Gouvernement fasse de la cause des mamans solos et des a priori rattachés à leur situation une grande cause nationale. Cela permettrait d’en finir avec les préjugés dévastateurs. C’est une revendication des mères célibataires facile à mettre en place et que nous pensons indispensable.



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